2005

Dominique Lorenzoni en grand à Puyricard
L'art est entré dans les murs de l'IAE en même temps que les étudiants. Quelques monumentales œuvres de Dominique Lorenzoni ornent le hall. Ce puyricarden travaille sans relâche : "C'est l'explosion, dit-il, 250 œuvres en 5 ans, pas de miniatures, des grands formats qui me permettent de m'exprimer…" dit-il. Des coups de pinceau pour donner des coups de poings, frapper l'imaginaire ou exprimer la violence et la douleur de la vie. Pendant un mois, nous sommes invités à pousser les portes de l'IAE pour entrer dans l'univers de Dominique Lorenzoni qui devrait prochainement nous proposer une exposition plus large de ses toiles à Puyricard. En attendant, n'hésitons pas à franchir le seuil de l'IAE.

Isabelle Avot

samedi 20 septembre 2003

Lorenzoni à la Galerie Alter Ego
Le peintre de Puyricard dont nous avions découvert les œuvres lors de récentes expositions, en particulier celle du Pasino, où nous a été révélé son immense talent, nous propose quelques toiles récente parmi ses nombreuses dernières créations.
Deux thèmes : "La Femme" aux formes généreuses presque caricaturales, qui fascine le peintre ; et "la condition humaine" : le philosophe Lorenzoni, torturé par la souffrance, la détresse, la solitude de l'homme, parvient à nous faire passer ces composantes et ces constantes de la vie.
Facture puissante, crue, qui dérange ; format monumental où l'artiste est à l'aise pour ses compositions surgies de son imaginaire : l'idée devient scène, traduite aussitôt avec fulgurante sur la toile - la rapidité de l'exécution est pour beaucoup dans l'impact émotionnel dégagé - tonalités sourdes sans complaisance, dessin parfait et impitoyable : vérisme qui suscite notre compassion.
Lorenzoni peintre atypique, n'a pas fini de faire parler de lui ; nous lui sommes reconnaissants d'être de la ville de Cézanne.

Camille Froidefon
Galerie Alter Ego - 9, rue Aumône Vieille - Aix-en-Provence

mercredi 15 octobre 2003

Lorenzoni, artiste dur au cœur tendre
Dans son atelier de Puyricard, Dominique Lorenzoni a peint, en trois ans et demi, plus de 300 toiles, en majorité de grands formats. Il attribue sa peinture à la figuration narrative expressionniste. Quand on pénètre dans le lieu, on est saisi par une débauche de couleurs crues, de formes amples et généreuses, outrées. On découvre encore des tableaux sombres, des visages creusé aux orbites démesurés, aux bouches béantes comme surprises dans un cri. Un toréador pend, pitoyable, tel un pantin accroché au mur par son habit. Le quotidien parfois banalisé saute aux yeux : le regard du peintre, teinté d'ironie, de sensibilité aussi, brosse en geste larges la cruauté, la misère, mais aussi la fragilité, la détresse du genre humain, dénonce les injustices. L'artiste sait de quoi il parle : ses momies de Palerme assimilées à des juges racontent des plaies peut-être mal cicatrisées. Cet homme en apparence rude, à qui il ne faut pas en compter, ne fait pas dans la dentelle. Pour répondre à certains qui jugent ces tableaux "trop noirs", il détourne la question sans même sourire : "Je prépare une exposition qui s'intitulera "La vie en rose". Sur chaque tableau, un petit détail sera rose. Mais les personnages sont les mêmes…" De son époque de difficultés, après la première crise du Golfe, il dit simplement : "La peinture m'a sauvé."

C.C.

2003

Très sympathique vernissage, Salle Pavillon (Hôtel de ville) de l'exposition "Femmes" de Lorenzoni.
L'artiste est Aixois et il possède un "joli trait" lui permettant de donner à voir un univers de femmes, étrange, singulier. Ce qui importe, c'est la griffe, le style. Lorenzoni est de ceux qui, à la limite n'ont pas besoin de signer leurs toiles, on sait, si l'on sait regarder qu'il s'agit de lui. C'est peut-être la meilleure définition du talent.
Récemment, il exposait au Pasino où son travail a été, là aussi, très apprécié.

JBL

Jeudi 17 octobre 2002

Dominique Lorenzoni conte ses "femmes"
C'est un univers étrange qu'habitent ces Femmes de Dominique Lorenzoni. Un univers installé depuis longtemps sans doute dans la personnalité de cet Aixois d'origine corse, qui exrece pour quelque temps encore le métier d'agent immobilier. Il a décidé en 1999 de se tourner résolument vers la peinture. Artiste autodidacte, il a exposé en juin à Fréjus, et en juillet au Pasino, une soixantaine de toiles.
Il en a produit plus de deux cents en trois ans, chiffre qui le surprend lui-même ! On peut voir à la salle Pavillon, jusqu'à la fin du mois d'octobre, une douzaine de ses œuvres sur le thème des femmes. Souvenirs de silhouettes passagères, portrait truculents, états d'âme dévoilés, ses toiles égrènent des souvenirs accumulés, se nourrissent de son imaginaire ou de son observation de modèles vivants.
Le spectateur est plongé dans des ambiances théâtrales, face à des personnages "mis en toile" grandeur nature, parfois hallucinés. On retrouve l'esprit de Goya, de Daumier, dans un autre registre. Si Dominique Lorenzoni témoigne dans son œuvre d'influences picturales, il y apporte une expression personnelle sur la femme, spécialement celle des années 1920 et 1930, et des émotions qu'elle suscite chez lui. Si on regrette que sa vision des Femmes reste un peu descriptive et convenue, on est pris par le côté mystérieux, épais, étrange, de cet univers qui l'habite et qu'il nous invite à découvrir.

Marie-Laure Rafaelli
"Femme" de Dominique Lorenzoni, salle Pavillon à la mairie d'Aix-en-Provence

samedi 13 juillet 2002

Lorenzoni au Pasino
Ce peintre de Puyricard dont nous avons déjà venté l'immense talent, expose actuellement au Pasino une série d'œuvres (huiles), "Les humanités de Lorenzoni". L'artiste privilégiant les grands formats, décrit le plus souvent, le pathétique de la condition humaine par une facture figurative, sobre, où force et dynamique donnent à ses toiles une puissance impressionnante ; dessin affirmé, goût pour la couleur adéquate, rapidité d'exécution, sont les composantes du sujet traité. A voir.
Au Pasino, avenue de l'Europe jusqu'au 28 juillet 2002 à partir de 10h du matin jusqu'en fin de soirée.

Camille Froidefon

samedi 19 octobre 2002

Lorenzoni à la mairie d'Aix-en-Provence
Suite à la prestigieuse exposition au Pasino il y a quelque mois, Lorenzoni nous convie à aller voir ses toutes dernières œuvres consacrées à la "Femme".
Ce peintre figuratif, dont nous avons déjà souligné l'originalité et le talent est un humaniste : tout ce qui relève de la condition humaine est traduit ici, où se côtoient le tragique, l'acceptation, le sensuel, la beauté, le cocasse.
Œuvre impressionnante par les grands formats (préférés de l'artiste), mais aussi par la force, la puissance qui s'en dégagent, dues à la sobriété dans la couleur, la sûreté du trait, la fulgurance de l'exécution, jointes à une sensibilité exacerbée porteuse d'amour et de compassion.
Lorenzoni n'est pas un révolté ; il décrit notre destinée pathétique qui le touche ou le blesse et dont il se libère, un instant, en nous faisant partager ses angoisses et ses fantasme.
Stéphane Salord, 2e adjoint, délégué à la Vie Culturelle, présentait le 11 octobre dernier l'exposition du "peintre de Puyricard".
Salle Pavillon, Mairie d'Aix-en-Provence, jusqu'au 31 octobre 2002.

Camille Froidefon

2002

De si profonds "Soupirs"
Avant ce mercredi 26, il vous faut absolument aller dans l'après-midi à l'Espace culturel Paul Vernet découvrir le très fascinant univers artistique du peintre Dominique Lorenzoni.

Puissance créatrice
Sous le titre "Soupir", l'artiste présente seize toiles grand format où s'inscrivent puissamment des personnages uniques dans leurs dimensions et la force qu'ils dégagent.
Puissance physique des thèmes, rendue quasi palpable par la force du trait de l'artiste, et par l'utilisation de couleurs assourdies qui en accentuent souvent la force dramatique.
C'est la convergence de l'amitié, et de l'enthousiasme des responsables du service culturel, Mme Germain-Ciamin en tête, qui a amené Dominique Lorenzoni, Aixois d'adoption, à tenir sa toute première exposition à Fréjus. Qui ne tardera pas, à l'évidence, par être suivie de beaucoup d'autres.
Il n'y a pourtant que trois ans à peine que le sexagénaire, parfait autodidacte, mais naturellement doué pour le dessin depuis l'enfance, a pu enfin se laisser aller à une passion trop longtemps contenue.
Et c'est un jaillissement créatif très fécond qui résulte de ce désir enfin assouvi. Ce sont ainsi plus de 200 toiles grand format qui ont vu le jour en trois ans.
Ce sont les êtres, dans ce qu'ils ont de particulier, d'unique, qui fascinent Dominique Lorenzoni. Sensible aux détails surréalistes de la réalité, l'artiste croque parfois sur le vif ses personnages, telle "La dame du Splendid" croisée dans un bar.

M.-P.M.
Les œuvres de Dominique Lorenzoni font la preuve d'un talent hors normes.

samedi 23 juin 2001

Lorenzoni, le peintre de Puyricard
La Provence, dont Aix, génère des artistes, particulièrement des peintres, et quelquefois nous découvrons dans cette pépinière de grands et vrais talents.
Ainsi de l'aixois Lorenzoni, d'origine corse, peintre confirmé en pleine force de création.
Dans son atelier, le visiteur est saisi par l'œuvre impressionnante de l'artiste, à l'aise dans les grands formats qu'il occupe avec plénitude et générosité : peinture (huile) figurative, sculptée, monumentale, ayant pour thème essentiellement "l'humain", non concernée par "le paysage" ou "la nature morte".
Son imagination prolixe lui fournit des sujets inépuisables qu'il traduit avec une économie de couleurs, évitant ainsi la dispersion en décrivant l'essentiel, d'où force et impact ; l'emploi insolite du blanc en transparence sur fond sombre en même temps qu'un sens des volumes, la fulgurante et la rapidité de l'exécution s'appuyant sur un dessin impeccable, sont les caractéristiques d'une facture originale, puissante, dynamique, ne pouvant se comparer à aucune autre.
Une visite s'impose à l'atelier de Lorenzoni.

Camille Froidefon